lundi 4 février 2013
Pink snow
Il a encore neigé cette nuit. Oh pas grand chose, juste un saupoudrage destiné à disparaître dans l'après-midi, sauf dans les creux d'ombre que le court soleil d'hiver n'atteint jamais. Juste assez pour faire crisser sous mes pas ce sucre glace, paillettes de diamant, sur le chemin de l'école.
Au meilleur de la journée, il faisait -1°. En rentrant chez moi, à cinq heures passées, j'ai apprécié de ne pas enfoncer mes bottes dans la boue molle du chemin défoncé. La terre était dure, glacée, craquante malgré le soleil. Il y a quelques semaines à peine, c'était l'heure où il plongeait derrière les arbres. Les jours s'allongent, rien que d'y penser me fait chaud au cœur.
Entre ces deux cheminements, beaucoup d'agitation et pas mal d'énervement. J'ai mal dormi, la fatigue me rend impatiente, abrupte.
J'attends encore de la neige, cette nuit. C'est un apaisement, dans la course du petit matin, d'ouvrir la porte, de respirer la neige avant même de la voir, de regarder rougir l'espace entre les arbres noirs et rosir le tapis blanc vierge de pas.
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J'aime beaucoup cette façon de le dire : "la fatigue me rend abrupte", je ressens tellement cette impression...
RépondreSupprimer(samantdi)
-3 le reve.... :-). Je voulais te dire que j'ai finalement commence a poste l'info promise sur l'alimentation! A bientot!
RépondreSupprimerSamantdi, on se comprend...
RépondreSupprimerParciparla, oui, je sais, les températures du NJ sont de la rigolade (voir mon billet précédent)... Merci pour ton billet pour les phosphates, j'ai commencé à ouvrir mes placards et à trier!